Podcast 2025 Audio
Elles Agissent · Emilie Berthet

La légitimité se construit, elle ne s'attend pas

Dans Elles Agissent, Emilie Berthet donne la parole à des femmes qui passent à l'action. Domitille Kiger y tient un propos à contre-courant sur un sujet dont on parle partout, le syndrome de l'imposteur, et en fait une question d'audace autant que de confiance.

Publié 30 oct. 2025 Animé par Emilie Berthet Format audio Langue français

Le podcast s'ouvre sur un mot répété par ses invitées : agir. Championne du monde de freefly depuis plus de vingt ans, Domitille Kiger est de celles qui ont choisi d'agir plutôt que d'attendre. Et quand la conversation arrive sur le doute de soi, elle propose une lecture nette, utile bien au-delà du sport, qui rejoint sa conférence « De l'Audace ».

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Elles Agissent · Domitille Kiger

Le faux problème du syndrome de l'imposteur

Interrogée, Domitille reconnait ne pas vraiment ressentir ce syndrome dont beaucoup se déclarent victimes. Sa nuance est précieuse : ne pas se sentir imposteur ne veut pas dire se croire au-dessus de tout. Simplement, au début d'un chemin, on n'est pas encore légitime, et ce n'est pas de la triche, c'est juste le début. On ne le devient qu'avec le temps et l'expérience. Le sentiment d'imposture, dans sa lecture, confond deux choses : le fait normal de débuter, et une faute qu'on n'a pas commise.

La légitimité ne se ressent pas : elle se construit, avec le temps et l'effort.

La confiance vient de l'action

D'où lui vient alors son assurance ? Pas d'un travail introspectif, dit-elle, mais de sa pratique assidue et des choix qu'elle a faits. Sauter, s'entrainer, décider, encore et encore : c'est l'action répétée qui a bâti sa confiance, pas l'inverse. Le parachutisme lui a aussi montré d'autres modèles que ceux, plus classiques, de son entourage de départ, et un système qui lui a permis de progresser vite. La leçon transposable est simple : on ne gagne pas sa confiance en attendant de se sentir prêt, on la gagne en agissant.

Oser sans attendre la permission

Ce renversement change tout, pour une femme comme pour n'importe qui hésitant à se lancer dans un milieu où les modèles manquent. Puisque la légitimité se construit en chemin, il n'y a pas de permission à attendre avant d'agir : il y a un premier pas à faire, puis les suivants. C'est exactement l'audace que défend Domitille sur scène, une audace qui n'est pas l'assurance de réussir, mais la décision d'avancer et de laisser la légitimité venir avec le travail.

Ce que vos équipes en retirent
  • Le syndrome de l'imposteur désamorcé : au début, on n'est pas illégitime, on débute.
  • Une légitimité qui se gagne par le temps et l'effort, pas par la réassurance.
  • La confiance qui naît de l'action, pas de l'attente de se sentir prêt.
  • Oser agir sans attendre une permission qui ne viendra pas.
De quoi parle Domitille Kiger dans Elles Agissent ?
Du passage à l'action et de la confiance en soi. Elle y désamorce le syndrome de l'imposteur, explique que la légitimité se construit par le temps et l'effort, et que la confiance vient d'abord de l'action répétée.
Que pense-t-elle du syndrome de l'imposteur ?
Qu'il confond souvent deux choses : débuter, ce qui est normal, et tricher, ce qui n'est pas le cas. Au début d'un parcours on n'est pas encore légitime, et c'est sans gravité. La légitimité s'acquiert ensuite, avec l'expérience et l'effort, pas en attendant de se sentir prêt.
Quel rapport avec la conférence De l'Audace ?
L'audace qu'elle défend n'est pas l'assurance de réussir, c'est la décision d'agir sans attendre une permission. Puisque la légitimité se construit en chemin, oser le premier pas est déjà l'essentiel.
Passons à l'action

De l'Audace

Performer ensemble en distinguant les risques qui détruisent de ceux qui propulsent.