Vos équipes doivent avancer sans mettre l'entreprise en danger, et c'est là que tout se coince. Trop de prudence, l'innovation s'arrête ; trop d'exposition, le danger devient réel. La prise de risque est l'un des cinq thèmes de la conférence de Domitille Kiger, championne du monde de parachutisme. Son sujet : donner à vos équipes un critère clair pour distinguer les risques qui détruisent de ceux qui propulsent, et décider sans se tromper.
Face au risque, une entreprise se sur-protège ou s'expose, rarement au bon endroit. Quand tout devient à valider, l'innovation meurt dans les process. Les équipes attendent un feu vert qui ne vient jamais, et pendant ce temps, la concurrence qui ose prend de l'avance. La prudence généralisée est elle-même un risque, le plus silencieux de tous.
À l'autre bout, une équipe qui prend des risques sans les trier expose ce qui ne devrait jamais l'être. Elle confond vitesse et précipitation, et découvre trop tard qu'elle a joué ce qui ne se rejoue pas. Le problème n'est jamais la quantité de risque, c'est l'absence d'un critère partagé pour savoir lesquels prendre.
Il y a des risques qu'on doit interdire, et des risques qu'on est obligé de prendre. Tout est de ne pas les confondre.
Domitille le vit à chaque record : « Un record, c'est une série d'échecs qui finit par une réussite. Sur une vingtaine de tentatives, on en rate dix-neuf avant de réussir la vingtième. » Prendre ces risques de performance est non négociable. Mais toucher à l'intégrité physique de l'équipe, jamais. Un risque fatal s'élimine. Un risque vital se prend. Toute la méthode tient dans ce distinguo.
C'est aussi ce qui relie ce thème à l'audace en entreprise : oser n'a de sens qu'une fois le fatal écarté. Le tri vient d'abord, l'audace ensuite.
Domitille transpose sa méthode de terrain, construite en plus de 10 ans de records du monde. Trois piliers. Pour le risque, le Plan de Vol élimine ce qui ne se rejoue pas, le Parachute rend possible ce qu'il faut oser.
Identifier et éliminer les risques non négociables. Procédures, garde-fous, vérification de tout ce qui est sous contrôle. Domitille cite ce grimpeur de l'Himalaya qu'elle croyait inconscient et qui vérifiait tout, méthodiquement : le vrai preneur de risque neutralise d'abord le fatal.
On accepte de prendre des risques quand on sait pourquoi. L'intention donne le droit d'échouer en chemin, parce que l'échec fait partie du process dès lors que l'objectif en vaut la peine.
Oser le risque vital suppose une équipe où la parole circule. La table ronde des risques fait remonter les problèmes avant qu'ils coûtent cher, et autorise à tenter, à rater, à recommencer.
Ce tri n'immobilise pas, il libère. Une équipe qui a éliminé le fatal ose bien plus loin sur le vital, sans la peur diffuse de tout casser. Le cadre ne s'oppose pas à la prise de risque, il en est la condition.
Domitille prend des risques à haute dose depuis plus de 10 ans. Le parachutisme de grande formation est un environnement où le risque fatal est réel et quotidien, et où il faut pourtant prendre des risques de performance à chaque tentative pour battre un record. Peu d'intervenants peuvent parler du tri fatal / vital depuis une pratique où l'on ne rejoue pas une erreur.
Devant un COMEX, cette expérience change tout : le tri fatal / vital n'est pas un concept de séminaire, c'est un réflexe transposé à la décision d'entreprise. L'atelier Cartographie des risques prolonge la conférence en une matrice partagée, où vos équipes trient leurs propres risques en deux colonnes, à éliminer ou à oser.
Une conférencière hors pair, avec une capacité à raconter des histoires en lien avec ses activités de championne de parachutisme et la prise de risque dans les organisations. Bilingue en anglais, ce qui permet de cibler un public international. Je recommande vivement.
Domitille prolonge cette réflexion sur le rapport au risque dans les podcasts Mordu et The Lunatic Fringe, où elle explore la frontière entre méthode et prise de risque extrême.
En triant, pas en freinant. On élimine d'abord les risques fatals, ceux qui mettent en danger la structure, la réputation ou les personnes. Ce cadre posé, les équipes osent librement sur les risques vitaux, ceux sans lesquels rien n'avance. Une conférence sur la prise de risque installe ce critère commun, puis le Protocole RECORD en fait une méthode.
En regardant ce qui se rejoue et ce qui ne se rejoue pas. Un risque à éviter engage l'irréversible : la sécurité, la survie de l'entreprise. Un risque à prendre est réparable et sert la progression. Domitille Kiger le résume par sa pratique : sur un record, l'échec est permis, jamais le danger physique.
Un risque fatal est non négociable : il met en danger ce qui ne se rejoue pas, la structure, la réputation, les personnes. Il s'élimine. Un risque vital est nécessaire : c'est celui sans lequel on n'innove pas, on ne progresse pas. Il se prend. Confondre les deux paralyse ou expose ; les distinguer permet de décider.
Parce qu'elle rend le tri concret. Dans un sport où le risque fatal est réel, Domitille a construit un réflexe de séparation entre ce qu'on élimine et ce qu'on ose, éprouvé sur 10 records du monde. Transposé à l'entreprise, ce réflexe devient un outil de décision, pas une métaphore de scène.
La prise de risque est le thème le plus proche du mécanisme : c'est là que le tri fatal / vital se joue en clair. Les quatre autres en découlent, portés par la même méthode, le Protocole RECORD.
Un brief approfondi pour comprendre vos enjeux de prise de risque et construire une intervention sur-mesure qui laisse à vos équipes un vrai cadre de décision.
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