Podcast 2024 Vidéo
L'invitée de Steven K · Steven K

Oser, mais pas n'importe comment : l'audace lucide

Pourquoi se jeter d'un avion en parfait état de marche ? En avril 2024, dans son émission L'invitée de Steven K, l'animateur reçoit Domitille Kiger pour une conversation de découverte. Elle y tord quelques idées reçues sur la chute libre et livre un conseil simple sur l'art d'oser : honnêtement.

Publié 6 avr. 2024 Animé par Steven K Format vidéo Langue français

Certaines conversations ne cherchent pas la leçon de management, elles cherchent à comprendre. Celle-ci en fait partie. Steven K aime les parcours qui sortent de l'ordinaire, et il laisse Domitille Kiger raconter le sien : d'où vient l'envie de voler, ce qu'on ressent vraiment en chute libre, et ce qu'il faut pour transformer un rêve en discipline. En filigrane, une idée qui irrigue toute sa conférence « De l'Audace » : oser n'a rien à voir avec l'inconscience.

Regarder l'épisode

L'invitée de Steven K · Domitille Kiger

Une conversation de découverte

Le point de départ est une passion d'enfance. À douze ans, cavalière, Domitille estime maîtriser l'élément terre et veut essayer quelque chose dans l'eau et dans le ciel. Ce seront la plongée et le parachutisme. Il faudra attendre ses quinze ans pour le premier saut, un coup de cœur immédiat qui deviendra une carrière internationale de freefly, cette discipline artistique qui se pratique en équipe de trois et se note sur la précision des figures.

La chute libre n'est pas ce que vous croyez

Domitille prend le temps de défaire les idées reçues. Non, la chute libre ne donne pas la sensation du grand huit, cet estomac qui remonte dans la gorge. On y flotte plutôt comme en apesanteur, porté par un air qui devient dense, presque solide. En soufflerie, ces gros ventilateurs qui soufflent de bas en haut, on reproduit exactement les conditions du vol, et l'on peut répéter des créneaux courts à volonté. Derrière le spectacle, il y a donc de la technique, de la répétition et un travail d'équipe, pas une quête de frisson.

Ce recadrage compte, parce qu'il dit quelque chose de son rapport au risque. L'audace dont elle parle n'est pas l'ivresse du danger, c'est une pratique maîtrisée, préparée, répétée. La même nuance qu'elle porte sur scène lorsqu'elle sépare les risques qui détruisent de ceux qui font progresser.

Oser, mais être honnête sur l'effort

Interrogée sur le message qu'elle adresserait aux jeunes qui veulent réaliser leurs rêves, elle répond d'abord d'oser, puis corrige aussitôt : c'est facile à dire, beaucoup plus difficile à faire. Quel que soit le domaine, sportif, artistique ou professionnel, il faudra beaucoup de travail. Le conseil qu'elle juge le plus utile n'est donc pas d'oser à tout prix, mais d'être honnête avec soi-même sur ce dans quoi on se voit vraiment fournir cet effort.

C'est là que son métier d'aujourd'hui rejoint son sport : la préparation mentale. La visualisation, qu'elle a creusée jusque dans sa dimension scientifique, lui sert à préparer un vol de quelques dizaines de secondes qu'on ne peut pas se permettre de rater. Un outil sobre, transposable bien au-delà du ciel, pour transformer l'appréhension en concentration.

Oser, c'est facile à dire, et beaucoup plus difficile à faire.
Ce qu'on en retient
  • Une audace sans inconscience : de la préparation, de la précision, de la méthode.
  • Un conseil lucide pour se lancer : être honnête avec soi-même sur l'effort qu'on est prêt à fournir.
  • La visualisation comme outil concret de préparation mentale, transposable au-delà du sport.
  • La performance collective qui se joue d'abord dans la précision de chacun.
De quoi parle Domitille Kiger dans cet épisode ?
De sa passion pour le vol née dans l'enfance, de ce qu'est vraiment la chute libre, du rôle de la préparation mentale, et d'un conseil sur l'audace : oser, tout en étant honnête avec soi-même sur l'effort que cela demande.
Le parachutisme, est-ce une affaire de sensations fortes ?
Domitille tord justement cette idée reçue. La chute libre tient davantage de l'apesanteur que du grand huit, et la pratique de haut niveau relève de la technique, de la répétition et du travail d'équipe, pas de la recherche de frisson.
Quel rapport avec la conférence De l'Audace ?
L'épisode montre une audace maîtrisée plutôt qu'impulsive : préparée, honnête sur l'effort, capable de distinguer les risques qui détruisent de ceux qui propulsent. C'est la matière de la conférence.
Passons à l'action

De l'Audace

Performer ensemble en distinguant les risques qui détruisent de ceux qui propulsent.