Cet épisode ne ressemble à aucun autre. Ce n'est pas une interview, c'est une histoire, racontée comme un conte à hauteur d'enfant. Sous la douceur du récit se cache pourtant la clé de tout ce que Domitille Kiger défend aujourd'hui sur scène : on performe mieux quand on a trouvé sa place dans un collectif, et la peur se surmonte en agissant, pas en y pensant.
Les Nouvelles Héroïnes · Domitille Kiger
Un conte, pas une interview
Les Nouvelles Héroïnes est un podcast narratif de Céline Steyer, qui met en récit des femmes ayant osé faire de leurs rêves une réalité, pour aider celles qui écoutent à grandir en confiance et trouver leur propre chemin. Le format est immersif : la voix raconte « Domiti », petite fille, et déroule son histoire comme une aventure. Ce parti pris change tout, car il fait remonter à la surface les racines de sa vision, celles qu'une interview classique laisse souvent dans l'ombre.
L'enfant qui ne trouvait pas sa place
Le récit s'ouvre sur une enfant seule. À l'école, Domitille ne coche pas les cases de la fille populaire, ne porte pas le bon pull, et regarde les groupes se former sans elle. Elle trouve plus de tendresse auprès des poneys du centre équestre voisin qu'auprès de ses camarades. C'est une blessure discrète, et c'est elle qui éclaire la suite.
Sa place, elle l'a trouvée à quatre mille mètres
À douze ans, sur une dropzone près d'Arcachon, tout bascule. Elle voit des parachutistes atterrir, le sourire jusqu'aux oreilles, et ressent quelque chose d'inédit : pour la première fois de sa vie, elle est attirée par un groupe. Quelques années plus tard, acceptée parmi les adultes du club, elle se sent enfin à sa place, dit le récit, pas comme à l'école.
Voilà d'où vient son obsession du collectif. Celle qui a longtemps cherché sa place a fait de l'appartenance le centre de sa vie, puis de son métier. C'est le socle de performer ensemble et du pilier qu'elle nomme le Parachute : la confiance d'un groupe où chacun a sa place et sait qu'il est tenu.
Le secret : la peur disparaît en agissant
Vers la fin, le conte livre un secret, adressé à qui écoute. Domitille n'a pas fait disparaître sa peur, elle s'en est fait une amie. Dans l'air, dit-elle, elle n'a plus peur, parce qu'elle est dans l'action, la concentration, l'émerveillement. La leçon est universelle et vaut bien au-delà du parachutisme : pour surmonter une peur, il faut se mettre en mouvement. Penser la peur l'entretient, agir la dissout.
De l'héroïne au message aux équipes
Le format s'adresse aux femmes et à l'estime de soi, un thème que Domitille porte aussi sur scène, autour de l'empowerment. Mais son message dépasse ce cadre. Trouver sa place, oser prendre la parole, transformer sa peur en élan : c'est ce qu'elle aide désormais les individus et les équipes à faire. Ce qui commence comme un conte pour enfants finit en boîte à outils pour dirigeants.
- On performe mieux quand on a sa place. Un collaborateur qui se sent appartenir s'engage autrement qu'un simple exécutant.
- L'appartenance se construit, elle ne se décrète pas. C'est souvent celui qui a manqué de sa place qui sait le mieux la donner aux autres.
- La peur se dissout dans l'action. Face à l'incertitude, une première décision vaut mieux qu'une longue rumination.
- Oser prendre sa place est un apprentissage. Prendre la parole, se rendre visible, cela se travaille comme un saut se prépare.