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Même pas peur · Florence Grisi

Franchir le pas : décider malgré la peur

Il y a ce moment, juste avant d'oser, où le cœur bat trop vite et où la peur chuchote qu'on n'est pas prêt. Dans Même pas peur, Florence Grisi interroge Domitille Kiger sur ce seuil précis, et la championne du monde y apporte une correction éclairante sur l'endroit exact où loge la peur.

Publié 2 avr. 2026 Animé par Florence Grisi Format audio Langue français

À l'intro très écrite de Florence Grisi, qui décrit une peur qui se transforme sans jamais disparaître, Domitille oppose une nuance décisive : une fois le pas franchi et la chute commencée, sa peur avait, elle, complètement disparu. En une fraction de seconde, on passe d'une peur intense à la joie. La peur ne vit donc pas dans l'action, elle vit juste avant. Ce déplacement change tout pour qui doit décider, et c'est ce que Domitille porte dans sa conférence « De l'Audace ».

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Même pas peur · Domitille Kiger

« J'ai peur, mais j'y vais quand même »

Domitille raconte son premier saut, adolescente : à genoux face à l'ouverture, une forte résistance intérieure, parce que rien n'est naturel dans le fait de se jeter d'un avion en parfait état de marche. Il y a l'envie, la curiosité, et cette bravade d'ado qui tire la langue à la caméra pour masquer ce qu'elle ressent vraiment. Sous la façade, une seule phrase résume tout : j'ai peur, mais j'y vais quand même. C'est la définition la plus juste d'une décision courageuse : non pas l'absence de peur, mais le fait d'avancer avec elle.

J'ai peur, mais j'y vais quand même.

Un socle de raison sous l'impulsion

Ce pas en avant n'a pourtant rien d'un coup de tête. L'impulsion, explique-t-elle, on la donne parce que c'est son choix, personne n'a forcé, et parce qu'elle repose sur un socle de raison : on a appris la position, les étapes, la façon de se présenter à l'air. Cette préparation ne fait pas disparaître la peur, mais elle autorise à agir malgré elle. Transposée à l'entreprise, la leçon est limpide : décider face au risque, ce n'est ni se forcer à l'aveugle ni attendre que la peur s'en aille, c'est s'appuyer sur ce qu'on a préparé pour franchir le pas au bon moment.

Une peur qui s'apprivoise

Reste que la peur ne s'évapore pas d'un coup. Domitille est honnête : la sienne, au saut, a duré près d'une cinquantaine de sauts, en diminuant crescendo. Pas de bascule magique, mais un apprivoisement progressif, fait d'acceptation et de lâcher-prise. C'est vrai de toute appréhension : on ne supprime pas la peur d'une décision difficile, on la réduit en la traversant, décision après décision. À force, le seuil qui semblait infranchissable devient un simple pas de plus.

Ce que vos équipes en retirent
  • La peur vit juste avant la décision, pas dans l'action elle-même.
  • Décider, ce n'est pas ne pas avoir peur, c'est avancer malgré elle.
  • Un pas franchi sur un socle de raison et de préparation, jamais à l'aveugle.
  • Une peur qui s'apprivoise par la répétition, décision après décision.
De quoi parle Domitille Kiger dans Même pas peur ?
De la peur au moment de se lancer. Elle explique que la peur se situe juste avant le saut, disparait une fois l'action engagée, et qu'on la franchit en s'appuyant sur un socle de préparation. Une lecture directement applicable à la prise de décision.
Comment apprivoiser la peur avant une décision difficile ?
En acceptant qu'elle soit là et en avançant quand même, appuyé sur ce qu'on a préparé. La peur ne disparait pas d'un coup : elle diminue à mesure qu'on la traverse, décision après décision, jusqu'à ce que le pas devienne plus naturel.
Quel rapport avec la conférence De l'Audace ?
Franchir le pas malgré la peur, sur un socle de raison, c'est le cœur de la prise de risque lucide que défend Domitille : engager les risques qui font grandir sans attendre l'absence d'appréhension, qui ne viendra pas.
Passons à l'action

De l'Audace

Performer ensemble en distinguant les risques qui détruisent de ceux qui propulsent.